DRAGON BALL, le manga et l'anime
Dragon Ball est tout d'abord un manga de 42 tomes de M. Akira Toriyama. Suite au succès que remporta ses planches, son histoire fut adapté en anime (comme c'est le cas pour une grande partie des mangas au japon, après succès)! Il est existe comme dans la plupart des cas des différences notables entre le manga et l'anime, et c'est ce dont nous allons vous parler ici.
Tout d'abord, il y a forcement la différence de dessin, puisque le manga est dessiné par Toriyama-sama lors que l'anime est lui dessiné (sur cellulos) par plusieurs dessinateurs différents. Les Characters Designer principaux sur Dragon Ball ont étés Maeda Minoru et Nakatsuru Katsuyoshi. Il est bien entendu évident que l'anime ne peut pas être fidèle au manga traits pour traits à ce niveau. D'autant plus que le travail sur un épisode doit être fait sur une courte période, ce qui nécéssite de faire tourner un bon nombre de personnes, dont des assistants, parfois moins expérimentés ou ayant des traits moins proches de ceux du maître. Pour chaques personnages, lieux ...important, TORIYAMA fournis lui-même des croquis à l'équipe qui travail sur l'anime afin qu'elle les prenne pour modèle. Après cela, plusieurs ébauches sont réalisés par le Character Designer principal de l'anime afin de servir de modèle à tout les assistants.
Ici, Bojack dessiné par Toriyama (à droite), et Bojack version Anime comme il est dans le 9e Film Dragon Ball Z (à gauche).
Ici trois modèles de base pour dessiner Son Gokû, Son Gohan et Piccolo (ce sont bien sûr ceux du Character Designer de l'anime)
Toriyama-sama n'a donc pas participé directement à la création de l'anime. Il a revanche dessiné les croquis des personnages principaux des films et de Dragon Ball GT comme on peut le voir ci-dessous (images tirées du DBGT Perfect File 1) :


Vous remarquerez sur les screens qui suivent et sur les packaging des Dragon Box Japonaises notemment, le trait du Character designer vétérant Nakatsuru Katsuyoshi, qui est incroyable proche de celui de Toriyama-sensei!! Il est courant de les confondre par ailleurs. Le maître lui-même le dis dans l'édito de la Dragon Ball GT Box.
Une autre différence notable ; c'est le déroulement de l'histoire. Si l'anime était adapté à la vitesse moyenne de lecture du manga , Dragon Ball aurait tourné court... C'est donc pour cela que l'anime intègre systématiquement des plans et passages rallongés voir inédits. C'est là que le travail de scénariste (ici celui de KOYAMA Takao) prend une place importante. La publication hebdomadaire ainsi que la diffusion de Dragon Ball est aussi à prendre en compte. Il arrive que l'anime, malgré ces efforts pour ralentir de déroulement de l'histoire, rattrape le manga. C'est pour cela que des histoires inédites sont crées le temps d'un épisode, voir parfois de plusieurs épisodes comme ce fut le cas pour la "mini-saga" mettant en scène Garlic Junior dans Dragon Ball Z (éps 108 à 116).

Après
les dessins et le déroulement de l'histoire, il y a l"aspect".
Après "l'aspect graphique", tournons-nous vers
"l'aspect" en tant que vision de l'oeuvre par le public
de Dragon Ball.
Les planches de Dragon Ball paraissent dans Weekly Shônen
Jump un magazine Japonais de prépublication, qui comme
son nom l'indique s'adresse surtout à un public de jeunes
garçons (Shônen). Les lecteurs seront donc à
coup sûr, des fans de mangas s'adressant à un public
adolescent. Les lecteurs du manga seront donc au départ
les mêmes, qui ont découvert l'oeuvre dans le magazine.
Le Public de l'anime quant à lui est plus varié.
L'anime étant diffusé généralement
en fin de matinée ou d'après-midi, il peut être
vu par beaucoup de téléspectateurs différents.
Il est donc important de gérer l'image du manga dans
son adaptation. Contrairement aux Français qui ont complètement
massacrés l'oeuvre en l'adaptant comme un dessin animé
pour petits, les Japonais ne pouvaient se permettre de transformer
l'oeuvre originale de l'auteur. Les transformations apportées
pour "moins choquer" sont donc minimalistes, mais
surtout moins flagrantes! Par exemple, il est dans les habitudes
des anime, de faire couler moins de sang que dans le manga dans
une scène qui en exige par exemple beaucoup, ou bien
encore d'a moitié s'autocensurer sur des passages durs
ou légèrement osés. Pas question de censure
au Japon sur les oeuvres diffusés et vérifiés.
Puisque ces oeuvres s'autocensures généralement
d'elles mêmes, dans leurs adaptations télévisées.

Pour des
scènes violentes, les sujets de la violence sont généralement
montrés qu'un court instant, voir suggérés.
Les plans les plus choquants sont amoindris par des effets de
couleurs inversés ou modifiés (ce qui s'éloigne le plus du réel choquera moins...).
Moins important,
mais ayant subis un apport ou une modification tout de même
: Les couleurs!
Le manga est en noir et blanc, et même lorsqu'il arrive
à l'auteur de peindre ses planches, elles seront de toute
façon publiées en noir et blanc...
Généralement l'auteur définit des gammes
de couleurs pour ses personnages et pour ses lieux de prédilection
qui joueront un rôle important dans son manga. Les illustrations
de couvertures ou autres dessins promotionels sont parfois l'occasion de découvrir
les "vraies" couleurs de ce que l'on voit traditionnellement
en noir et blanc. Ici on peut voir une coloration de cover de chapitre aux couleurs de l'anime, faite par un fan amateur :
Pour l'anime,
le mangaka donne des indications précises quant aux couleurs
à utiliser. On retrouve donc généralement
les mêmes couleurs que dans le manga. Cependant, il existe
des exceptions (toujours là pour confirmer la règle...)!
Ces changements/modifications sont rares mais surtout plus ou
moins importantes. Ici, les plus marquantes très certainement
:
Le Dogi de Gokû :
Dans Dragon Ball, Gokû porte la plupart du temps son Dogi
de Kamesenryû qui est de couleur orange dans le manga
(du moins, sur les illustrations couleurs de Toriyama-sama)
et rouge dans l'anime!
![]() |
![]() |
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Le Dogi jaune orangé que Gokû porte ensuite (école
Kame, puis celui de Kaiô) est quant à lui plutôt orange
foncé dans l'anime.
![]() |
![]() |
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Le dernier
Dogi de ce style que porte Gokû, subit la même
permutation que la première fois, puisque son Dogi
(sans symbole) est jaune orangé chez Toriyama et rouge dans l'anime.
Là, où le détail devient intéressant,
c'est que dans la totalité des Films DBZ on constate
un retour aux couleurs du manga. Les Films sont pourtant ce
qui s'éloigne le plus du manga, puisque ce sont des histoires
que l'on pourrait qualifier de "parallèles",
ne replaçant aucunement dans la chronologie de l'histoire
avec précision. De plus le scénario des films n'appartient
pas à Toriyama, même si la base de l'histoire et
les personnages sont crées par lui.
Tout d'abord, le Dogi jaune orangé de Gokû, n'a
pas été repris dans les Films, certainement afin
de ne pas choquer le spectateur trop habitué à la couleur
orange de la série télé. Tenue orange donc,
dans les deux cas :
![]() Saga Freeza |
![]() DBZ Movie 5 |
Le Dogi rouge quant à lui a bel est bien retrouvé sa couleur orange, tel le manga :
![]() Saga Cyborgs |
![]() DBZ Movie 8 |
Les comparatifs,
ont étés faits entre des vêtements d'une même
période, inutile de le précisier. Les films servant
aux screenshots sont de même qualité.
Il y a aussi, (entre autres) le retour au turban rouge du manga pour Piccolo, qui avait adopté un de couleur bleu dans la série TV Dragon Ball Z.
![]() Saga Freeza |
![]() DBZ Movie 6 |
Idem pour Son Gohan :
![]() Saga Cell Game |
![]() DBZ Movie 8 |
Tout ces
changements font partie intégrante de l'adaptation du
manga à l'anime.
Les fans sont les mêmes, mais le public est en règle
général différent (car plus varié
dans le cas de l'anime). Le seul problème que pose l'adaptation
anime réside dans ces bémols. Puisque comme toutes,
elle a ses plus et ces moins. Chose que le manga gère beaucoup mieux. Ca n'empêche pas Dragon Ball d'être également un formidable anime, reconnu dans le monde entier.